Les points cardinaux d’une histoire

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    Kiros
    Admin bbPress

    Les points cardinaux d’une histoire (L’idée)

    Je ne fais que de citer une évidence en disant cela mais, tout récit part d’une idée. Cette dernière se construit autour de quatre points cruciaux intrinsèquement lié (autrement dit de, a partir du moment ou tu as l’idée du scénario, même si tu ne le sais pas encore, tu as les quatre points cardinaux). Ceux-ci (les points cardinaux) ont pour fonctions de permettre à l’auteur de faire évoluer son récit en conservant l’idée d’origine sans que le « genre » (qu’il s’agisse de comédie, d’action, de romance, etc.) ne la modifie.

    Une idée, est une chose qui se travail jusqu’à ce qu’elle se fixe sur ce qu’on l’on espère être la meilleure possible. Noté donc précieusement les quatre points qui vont suivre en leurs accordant une marge de progression raisonnable.

    Le thème

    Le THEME est le terreau dans lequel vous, auteur, allez planter votre scénario afin qu’il grandisse. C’est le contexte, l’ambiance, l’atmosphère dans laquelle votre histoire va prendre racine pour évoluer. Pour trouver votre thème répondez à l’une des questions suivantes :

    • qu’elle est la morale de l’histoire ?
    • Qu’est-ce qui fait que les protagonistes et antagonistes s’impliquent autant dans l’aventure ?

     

    Illustrons quelque peu mes propos. Pour le bien de mon exemple, je présenterait les thème de façon très simpliste bien que des dizaine de thème peuvent être tiré des situations de la situation suivante: Notre protagoniste quitte sa terre natal.

    Si sa décision est prise de le but de retrouver l’être aimé le thème de votre histoire sera l’amour. Si c’est pour partir en chasse contre des forces qui asservisses son peuple, le thème sera le bien contre le mal. Autre hypothèse, si il prend la route après avoir appris qu’il à de la famille caché quelque part dans le monde, il le récit prend pour thème drame familial. 

    Le point de vue

    Est le point qui sert le mieux l’identification entre votre lecteur et les personnages qui donneront vie à histoire. Pour cela vous devait au préalable ciblé votre publique de façon à adapter votre vocabulaire oral et visuel. Ne proposer un pas un univers digne des Bisounours au public cible de Berserk et, s’il vous plait, ne faite jamais l’inverse !

    Votre sujet en tête, il convient maintenant de lui donner corps à travers les traits d’un personnages savamment choisit. Pour allier mes mots à des images, prenons une famille composée d’un père, d’une mère et d’un enfant pour faire un exemple on ne peut plus cliché. En fonction du membre de la famille que l’on va choisir comme protagoniste, le récit s’en trouvera profondément modifier.

     

    Si l’on prend un point de vue paternel, le père protégera sa famille des attaques extérieures au foyer (isoler la maison du froid en plein hiver, en venir aux mains avec le voisin qui taille les haies de sa dame, etc.). Du point de vue de la mère, elle défendra des maux intérieurs au foyer (elle représentera le lien filial en donnant de l’amour à son homme et illustrera le fameux lien maternel). L’enfant, de son point de vue, ne comprendra pas tout des tenants et des aboutissants du poids qui pèse sur les épaules de ces parents et en cela aura un point de vue très innocent.

     

    Si un « sujet » vous intéresse au point d’écrire un histoire, c’est parce que vous avez quelque chose d’intense à exprimer. Pour ce faire, vous allez choisir des personnages, qui auront à tour de rôle leur propre point de vue, et de ce fait, donneront vie à votre histoire.

    Autant que scénariste, sachez qu’aucun de vos récits n’est innocent. Le point de vue de votre personnage principal aura un impact très profond sur votre public. Dans votre scénario, vous êtes omniscient. Vous savez tout puisque vous êtes auteur. Donc, si vous vous basez des idées reçu ou des fake news, ne soyez pas surpris que cela se retourne contre vous. Cependant, je ne vous incite partir en quête d’une science absolue. Juste renseignez-vous un minima sur votre sujet. Dans la peau d’un auteur, ne pas savoir (dans le cas ou vous ne vous êtes même pas donner la peine de chercher) n’est pas une excuse, c’est une erreur ! Au Japon, il y a un terme pour qualifier les personnes qui pense connaitre le pays (le japon) en ayant juste lu plus manga. Autant vous dire que la signification est plus que péjoratif, c’est tout bonnement une insulte. Traité d’un sujet sans prendre le temps de le connaître revient a entré volontairement de la classe des personnes qui partent d’une idée pour en faire une vérité. C’est le meilleur moyen de ce planté. Votre statut de narrateur sous-entend que vous savez tout ce que votre récit implique. Y compris des éléments qui peuvent avoir des évocations racistes, stigmatisant ou que sais-je encore. D’où l’importance bien ce documenté et de prendre des sujets qui vous parle.

    Le sujet

    Dans un premier temps répondez succinctement à la question suivante : « De quoi parle l’histoire ? » et coucher votre réponse sur cinq ou dix lignes. Ce point peut aisément trouver ces racines dans la partie 1 de « Comment écrire un scénario ».

    A l’instar d’un véhicule, c’est à travers votre sujet que va avancer votre histoire. C’est le fil rouge de votre œuvre. Lors de l’écriture du scénario, on peut tout modifier, personnages, dialogues, décors, tout hormis le sujet !

    Ce n’est qu’une fois le sujet trouvé de façon définitive que l’on peut vraiment avancer sans risque de vous perdre. Comme je le disais en introduction, je vous pousse à fixer votre sujet de façon claire et invariable qu’après avoir écrit votre « synopsis » puisque pour le trouver avec certitude, il suffit de penser au début de votre histoire et à sa fin, et il se dégagera de lui-même.

    Les sources de conflits

    C’est tout bonnement le cœur de votre récit. Il doit être partout où il peut être, à l’intérieur de vos personnages, entre les personnages, autour d’eux. Vous devez en faire un usage immodéré, constant. Le conflit accroche le lecteur. Rien ne doit être simple.
    Le conflit est ce qui génère l’énergie d’un scénario, et généralement, on en veut le plus possible. On veut que ça bouge.

    C’est le critère suprême qui doit guider vos choix du moindre élément. Posez-vous continuellement cette question : quelle est la situation la plus conflictuelle ?

                Exemple de conflit interne

    Il faut bien comprendre que le conflit n’est pas nécessairement physique ! Il peut être :

    Moral = Profité d’un moment de faiblesse pour sortir avec l’ex de votre meilleur(e) ami(e) ? Peut-on voler des biens à une personne qui vit aisément en faisant du profit de façon immorale ? Etes-vous prêt tricher afin de signer un contrat, réaliser une vente ou obtenir un diplôme ? Peut-on tuer pour sauver une vie ?

    Idéologique = politique, religion, égalité (raciale, sexuelle, ethnique, etc…)

    Ethique = lorsque l’on doit choisir entre deux option moralement saine. Par exemple, peut-on acheter un objet (de façon tout à fait conforme aux lois en vigueur) fabriqué par des procédés discutables.

                Exemple de conflit externe (altérité)

    Il y les affrontements physique évidemment, mais il y a aussi des conflit d’ordre :

    Naturel = lutter contre les intempéries/famine

    Technique = gagner en dextérité ou en expérience.

    Socioculturel = Lutter contre un ordre établi, des traditions, des coutumes ou la familles. Tout autant que se battre pour la réalisation d’un rêve, d’une idylle, d’une naissance et que sais-je encore.

    Physique = combattre au sens propre.

     

    C’est face à l’adversité que l’on montre de quel bois l’on est fait, et c’est exactement ce que veulent voir les spectateurs.

    Il est nécessaire de faire souffrir vos personnages pour que le public vibre, s’y apparente, et s’identifie à eux. Notre travail autant que scénariste consiste à susciter des émotions aux lecteurs. Plus celles des « acteurs » seront authentiques et profondes, et plus grande sera la réponse du public. Bien souvent, les débutants n’osent pas plonger leur protagoniste dans les ténèbres, ou ne les font pas assez souffrir. Sans cela, le récit pourrait bien se transformer en un long fleuve tranquille qui ne donne rien à voir d’original. Votre histoire sera routinière et c’est exactement ce à quoi vos lecteurs veulent échapper !

     

    La documentation

    Dés maintenant vous vous devez de commencer à vous documentez. Je ne vous incite pas à devenir des experts de renom dans un domaine particulier pour le bien de votre récit, mais cette étape va à coup sûr vous le rendre d’autan plus immersif, et ce pour deux raisons.
                1 – L’engouement du spectateur pour la réalité

                2 – La réalité est une source intarissable d’inspiration

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